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Le « Classement des classements » des écoles de commerce 2018-2019

 rédigé par Olivier Rollot

L’Etudiant puis Le Figaro ont publié leurs palmarès 2018-2019 des écoles de commerce dont le programme Grande école possède la grade de master. Sans surprise les deux top 5 sont constitués des habituels HEC, Essec, ESCP Europe, emlyon et Edhec. Et pour l’un comme pour l’autre Grenoble EM suit (mais perd une place par rapport à son score 2017 pour Le Figaro) et précède Skema, septième dans les deux palmarès (mais sans ex æquo pour Le Figaro alors que Neoma BS et Skema BS gagnent deux places et rejoignent Audencia et l’Iéseg à la 7ème place pour l’Etudiant). Tout juste derrière, Audencia perd une place dans le classement du Figaro et précède Kedge (une place de mieux), ici devant Neoma (une place de mieux également).

Pour l’Etudiant les deux progressions les plus marquantes sont à mettre au crédit de l’EMLV (+4 places et huit points de mieux) et mieux encore de l’ISC Paris : cinq places de gagnées. En revanche la douche est froide pour l’Essca et la Burgundy School of Business qui perdent chacune trois places. Si l’Essca perd seulement un point sur ses concurrentes, ICN BS et Institut Mines Télécom BS, en gagnent en effet chacune cinq et la dépassent. Quant à BSB elle souffre de la remontée de Paris School of Business et de l’EM Normandie. Mais la chute la plus rude est du côté de l’ISG : huit places de moins en un an. La raison : son visa, et donc son grade de master, ne lui a été accordé que pour un an par la Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion (CEFDG).

Pour Le Figaro progressent Montpellier BS (+4), EMLV (+5), Esdes (+5) et surtout l’Ipag (+8) grâce à la bonne place de ses enseignants-chercheurs dans les revues de recherche. Côté mauvaises nouvelles l’ESC Clermont chute de 11 places pour se retrouver à un bien mauvais rang pour une école accréditée AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business) mais sensiblement au même rang que lui donne l’Etudiant.

Si on se prête au jeu des comparaisons, Le Figaro et l’Etudiant sont relativement en phase dans le top 7 mais l’Etudiant est plus favorable à Neoma et l’Iéseg. Surtout l’Inseec est significativement moins bien considérée par Le Figaro : 11 place de moins que l’Etudiant comme c’était déjà le cas en 2017.

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Retour sur 2017-2018

Après l’Etudiant, Le Figaro, Challenges et Le Point le Classement des Grandes écoles de commerce grade master du « Parisien » a conclu la saison des classements 2017-2018. Pour la cinquième année consécutive, voici un comparatif de ces cinq classements qui confirme notamment la montée en puissance de Skema qui gagne deux places en 1 an : 7ème au général elle est même 6ème pour Challenges et Le Parisien (7ème pour Le Point, 9ème pour l’Etudiant et 8ème pour Le Figaro). Si le top 5 est classique quel que soit le classement (HEC, Essec, ESCP Europe, Edhec, emlyon) « Le Parisien » se singularise en classant 3ème ex-aequo les trois dernières.

Le comparatif ci-dessous résume une année de palmarès sachant que :

  • BSB, l’ESC Pau et l’Institut Mines Télécom Business School (ex Télécom EM) n’ont pas répondu au « Parisien » :
  • EBP international n’a été classée que par « Le Point » ;
  • « Challenges » étant le seul à réaliser deux classements des écoles (postbac et post-prépas) ne sont comptabilisés ici que les points des écoles de son classement post prépas.

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Les seniors et l’accès à l’emploi (novembre 2018 – Baromètre ACE)

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L’association A Compétence Egale réalise des études exclusives sur les thématiques de la diversité de recrutement et de la non-discrimination. Le travail et le statut des membres de l’association constituent un poste d’observation privilégié sur les candidats et les recruteurs.

Les résultats d’une nouvelle étude viennent d’être rendus publics : « Les seniors et l’accès à l’emploi ». Vous pouvez en télécharger les résultats ici.

En synthèse voici ci-dessous quelques-uns de ses constats.

Côté seniors :

  • Semblent toujours insuffisamment convaincus de leur atout « Expertise » (ils le classent au 5ème rang seulement, les professionnels du recrutement au 2ème);
  • Surévaluent très nettement la crainte du manager de se voir prendre la place par un(e) candidat(e)s senior (classé au 3ème alors qu’il n’occupe que la 10ème place auprès des professionnels du recrutement);
  • Semblent trop peu conscients de la résistance au changement que les recruteurs peuvent leur opposer et qu’ils classent dans leur « top 3-4 » (8ème rang pour les candidats);
  • Gagneraient également à rassurer sur leur capacité d’intégration aux équipes plus jeunes et d’adaptation aux nouvelles technologies.

Côté professionnels du recrutement :

  • Ils persistent dans l’expression de leurs craintes liées à la rigidité des seniors dont l’âge serait souvent synonyme de manque d’agilité et de résistance systématique au changement;
  • En particulier le coût continue d’être considéré comme le premier frein à l’embauche d’un senior, alors que 74% d’entre eux envisagent une baisse de leur rémunération;
  • En revanche le frein lié au temps limité restant à effectuer dans l’entreprise, très fortement exprimé en 2016, n’occupe plus que le 7ème rang pour tous les publics interrogés, y compris auprès des candidats qui relayaient fortement cette crainte;
  • Enfin, les responsables de recrutement en entreprises semblent nous enseigner que la difficulté d’intégration dans des équipes plus jeunes et surtout le surdimensionnement sont plus fortement redoutés par les candidats et les cabinets de recrutement que vécus en entreprise (classés en derniers rangs seulement leur « top 5 »).

A noter que d’autres enquêtes ont été menées par A compétence égale depuis 2013 et que leurs résultats vous sont ouverts pour faire avancer les défis de la diversité dans le recrutement. Vous pourrez les consulter ici.

Avez-vous déjà fait un test de personnalité ?

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Parfois utilisés dans les recrutements, il est avant tout un outil complémentaire. Mais avez-vous déjà essayé de faire un test de personnalité pour vous-même ? Le site Psychomédia propose des tests de personnalité gratuits et sans inscription avec un résultat immédiat. Il en existe différents types avec plus ou moins de questions, j’en ai essayé 3 qui permettent de voir diverses facettes de notre personnalité.

Un test rapide en 40 questions (5 min environ), le test est inspiré des « BIG FIVE » qui, comme son nom le laisse supposer, a pour objectif de faire ressortir les cinq grands traits de la personnalité, c’est-à-dire, le névroticisme ou névrotisme (N+), l’extraversion (E), l’agréabilité dans les relations (A+), l’ouverture à l’expérience (O) et la consciencieusité (C). Il est intéressant mais n’est, à mon avis, pas assez détaillé.  Faites le test !

Le test HEXACO (10 minutes environ) est plus complet avec ses 100 questions, il décompose la personnalité en 6 dimensions constituées elles-mêmes de 4 facettes de la personnalité, plus l’altruisme. C’est dans ce test que je me suis le plus reconnue dans les résultats. Il permet d’avoir un résultat plus précis et intéressant mais après recoupement, ce n’est pas forcément l’avis de mes collègues qui ont parfois préféré le suivant (avec les 220 questions). Faites le test !

Le test de 220 questions (20 minutes environ, pour les plus courageux), est quant à lui totalement différent. Inspiré de l’Inventaire de personnalité pour le DSM-5- Adulte, il évalue 25 traits problématiques de la personnalité, organisés en 5 grands domaines. C’est le psychologue Robert F. Krueger et ses collègues qui le publièrent en 2012 dans le cadre de l’élaboration du DSM-5 (la 5e édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux). L’objectif de ce test est de voir les éventuels troubles de la personnalité de chacun.  Il a donc une approche totalement différente des autres. Un conseil, gardez l’esprit ouvert.  Faites le test !

Après avoir fait les 3 tests, je peux dire que chacun est différent et permet de faire ressortir certains traits de notre personnalité, même si on les connait déjà bien.  Que l’on soit d’accord ou non avec les résultats, il en ressort une part de vérité si l’on répond de façon totalement honnête bien évidemment.  Les deux premiers tests ont aussi l’avantage de pouvoir se comparer à la population générale. Alors, si vous avez un peu de temps, n’hésitez pas à faire au moins un des tests, et si je dois vous en conseillez un, c’est le test HEXACO qui pour moi est le plus pertinent.

 

Retravailler après une longue période d’inactivité

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Il n’est pas simple de faire le choix d’une “pause professionnelle” pour s’occuper de ses enfants ou pour tout autre raison. Une longue période d’inactivité n’est jamais bien perçue dans un CV, ni par les futurs employeurs. D’autant plus qu’après 45 ans, vous semblez être moins attractives pour les entreprises.
Selon l’INSEE, les « femmes au foyer » sont moins nombreuses qu’avant mais sont malgré tout 2,1 millions en 2011 (contre 3,5 millions en 1991).

Alors comment retrouver du travail après une longue période d’inactivité ?
Une association Force Femmes, aide les femmes de plus de 45 ans, inscrites à Pôle Emploi depuis moins de deux ans, à retrouver un emploi. En 2017, les femmes que l’association accompagne ont, en moyenne, 53 ans et sont titulaires, pour 79% d’entre elles, d’au minimum un Bac + 2.
Dans un article de Julie Falcoz, (Madame Figaro du 11 mars 2017), Elise Moison, déléguée générale de l’association donne des conseils pour retrouver du travail :
rester positives, bien identifier ses compétences (même celles développées lors de cette période d’inactivité), utiliser son réseau et les réseaux sociaux pour se faire connaître, bien cerner le secteur et le marché que vous souhaitez intégrer mais aussi ne pas mettre dans son CV des informations sensibles comme son âge. En effet, «80 % des préjugés à l’embauche sont liés aux informations données en en-tête et en bas de page.» (selon Elise Moison).

La reprise après une longue période d’inactivité est d’autant plus sensible que selon les statistiques de Pôle-Emploi, au premier trimestre 2018, parmi ceux qui ont trouvé un emploi, les personnes de plus de 50 ans sont restés 3,9 fois plus longtemps au chômage que les moins de 25 ans. Il est donc important de rester positif et d’être un acteur très actif dans sa recherche. Ne pas oublier que chaque personne a un talent à exploiter et que même une période d’inactivité peut apporter des expériences pour sa vie professionnelle.

 

Palmarès des Ecoles de Commerce du Parisien Etudiant – Le classement 2018

Palmarès 2018 des Grandes Ecoles de Commerce, Grade Master. Notre classement annuel pour s’y retrouver

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Crédit photo : Biais Jean Marc HEC Paris

Dans la cour des grands. Les écoles françaises s’imposent à l’internationale dans un contexte de concurrence exacerbée. Une preuve de leurs performances face aux plus grandes business schools mondiales.

À examiner de près l’origine des étudiants dans les grandes écoles de commerce, force est de constater que l’on vient chez nous du monde entier pour suivre une formation en business. Certes, les prestigieux établissements accueillent depuis longtemps des jeunes étrangers. Mais les circonstances nous sont désormais favorables car la France propose de bonnes conditions d’études, mais aussi des prix compétitifs et de grandes facilités administratives. Nous pourrions faire mieux, car nos possibilités d’accueil sont importantes. Mais estimons que la tendance est bonne. Les institutions présentées dans ce 10e palmarès ont toutes suivi un chemin de progression incroyable, tant sur la qualité que le développement. Sans parler de l’insertion professionnelle qui s’approche de niveaux records, en raison notamment de l’embellie économique.

Faibles écarts

Ce dernier classement démontre également combien les écarts se resserrent et comme il est difficile d’établir une hiérarchie entre certains groupes d’écoles. Ainsi, l’Edhec flirte pour la première fois avec le trio de tête. Son investissement dans l’enseignement et la recherche en finance se révèle être un pari gagnant (n° 1 mondial dans le dernier classement des Masters en Finance du Financial Times). Dans la foulée, les challengers poussent en investissant, eux aussi, massivement, dans le développement international comme Skema Business School qui se positionne pour la première fois à la 6e place. Les concurrentes immédiates, Grenoble puis AudenciaKedge et Toulouse, restent très proches et affichent des bilans très satisfaisants également. Du côté des absents de notre palmarès, signalons que TEM (Télécom École de management) doit annoncer des « changements majeurs » d’ici au 22 mai. Ce qui explique son absence provisoire dans notre classement avant de revenir « en force l’année prochaine », nous a-­ t-on indiqué au sein de l’école. Nous comprenons aisément ce choix « transitoire ». Idem pour l’ESC Pau qui doit faire face à des restrictions budgétaires drastiques imposées par sa tutelle, la CCI Pau Béarn. Nous attendons le nouveau projet de l’école pour notre prochaine édition.

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Tiré de l’article original consultable ici : http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/palmares-des-ecoles-de-commerce-du-parisien.html

Classement 2018 des écoles d’ingénieurs : quand les écoles privées défient Polytechnique

Plusieurs écoles d’ingénieurs privées font une percée dans le classement annuel réalisé par le magazine « L’Usine nouvelle », grâce à des salaires de sortie comparables à ceux des diplômés de X.

LE MONDE | 19.02.2018 à 20h02 • Mis à jour le 19.02.2018 à 20h03 |

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Des étudiants de l’Institut national des sciences appliquées (INSA) Centre Val de Loire, 96e au classement de « L’Usine nouvelle ». INSA via Campus

Jamais les écoles privées d’ingénieurs ne s’étaient hissées si haut dans le classement annuel du magazine L’Usine nouvelledont l’édition 2018 est parue jeudi 15 février. Elles sont deux dans le top 10 et six dans le top 20 (voir le tableau en fin d’article). Si la pole position revient toujours à « l’inamovible École polytechnique »« on assiste à un vrai chamboule-tout » à sa suite, résume la note de présentation du palmarès, qui passe 130 écoles d’ingénieurs publiques et privées au crible de quatre critères principaux.

A la différence d’autres comparatifs, celui de L’Usine nouvelle attribue un fort coefficient (35) à l’insertion professionnelle, et autant à l’international, devant la recherche (coefficient 25) et l’entrepreneuriat (coefficient 5). « L’insertion et l’international sont deux boosters pour les écoles privées, qui y sont souvent bien meilleures » que leurs homologues du public, selon Joël Courtois, directeur général de l’Epita, école privée spécialisée dans l’informatique. 26e dans les deux précédentes éditions, celle-ci termine 12e au classement général, basé cette année sur les données publiques et certifiées de la Commission des titres d’ingénieur (CTI).

L’Epita est même 3e si l’on retient le seul critère de l’insertion professionnelle, qui prend en compte le salaire annuel brut médian un an après la sortie d’études (coef. 20), la part de diplômés de l’avant-dernière promotion en CDI (coef. 7), celle ayant trouvé un emploi en moins de deux mois (coef. 4), ainsi que la durée obligatoire des stages en entreprises (coef. 4).

3e pour l’insertion professionnelle, 125e pour la recherche

A l’inverse, lorsqu’un classement met l’accent sur la recherche, les écoles privées descendent mécaniquement. Le palmarès de L’Usine nouvelle ne déroge pas à la règle : au regard du seul critère de la recherche, alors que Polytechnique brille à la deuxième place après l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI), l’Epita se retrouve 125e, soit aux toutes dernières places du classement. « Nous faisons une recherche de bonne qualité mais quantitativement faible, analyse Joël Courtois. Les écoles publiques en font plus car elles bénéficient de très gros financements. »

« Le classement, ce n’est pas mon souci et je tiens à rester humble. La seule chose qui m’intéresse, c’est de placer mes étudiants », réagit de son côté Jean-Michel Durepaire, directeur délégué de l’Ecole supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile (Estaca), qui dispose de deux campus, à Saint-Quentin-en-Yvelines et à Laval. Alors qu’elle était 25e ces deux dernières années, l’école est désormais classée 8e au classement général et 5e pour l’insertion. Moins de quatre mois après avoir obtenu leur diplôme, 100 % de ses élèves travaillent et, dans 92 % des cas, il s’agit d’un CDI.

Le classement repose largement sur le salaire des diplômés un an après leur sortie, recueilli par la Conférence des grandes écoles et la CTI. 141 des 200 élèves de la promotion sortante de l’Epita et 100 % des sortants de l’Estaca ont ainsi répondu. L’école privée affichant les meilleurs salaires est l’Ecole supérieure d’ingénieurs Léonard-de-Vinci (Esilv), située à La Défense, en bordure de Paris : un an après sa sortie, un diplômé peut en moyenne prétendre à 44 000 euros… soit autant qu’un diplômé de Polytechnique. Avec 41 500 euros, un diplômé de l’Epita peut aussi rivaliser.

« Le résultat de ce classement me réjouit, car il montre qu’on n’éduque pas les X uniquement dans le souci de gagner de l’argent. C’est moralement très satisfaisant », réagit Jacques Biot, le président de l’école Polytechnique, évoquant aussi les 30 % de diplômés qui font le choix de poursuivre en thèse. Pour lui, « le sujet, ce n’est pas juste la feuille de paie, mais aussi l’intérêt du travail, la capacité à influer, la capacité à rebondir dans un monde où l’on changera d’emploi plusieurs fois, la capacité à intervenir sur la vie de la cité : les X incarnent un positionnement collectif et non celui d’un salaire individuel moyenné. » Et ils n’auront jamais « le couteau entre les dents pour obtenir les meilleurs salaires ».

« Le nombre de diplômés ne suffit pas aux besoins »

Portée par un secteur informatique en plein essor, l’Epita se voit proposer entre 6 000 et 7 000 offres d’emploi par an pour 200 étudiants… L’établissement a ouvert quatre antennes en région (Lyon, Toulouse, Rennes et Strasbourg) afin de diplômer, dans cinq ans, 600 élèves. « Parfois, certaines entreprises se plaignent de n’avoir embauché aucun de nos étudiants depuis trois ans », rapporte Joël Courtois. Et de citer le ministère des Armées, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi) ou encore Cap Gemini, qui interviennent pendant la scolarité pour « exister aux yeux des étudiants » et ainsi attirer les meilleurs. Même constat à l’Estaca, où « le nombre de diplômés ne suffit pas » face aux énormes besoins de l’aéronautique, de l’automobile, du spatial et du transport guidé, dans les cinq à dix ans qui viennent.

Classée 18e pour l’insertion professionnelle, Polytechnique se voit donc doublée par ces écoles privées en plein boom. « Certes, il existe une niche numérique où la tension est conjoncturellement forte en matière d’emploi. Les diplômés des écoles privées spécialisées dans ce secteur exploitent cette tension. Mais si l’on se projette à cinq, dix ou quinze ans ? Qui aura une influence sur notre monde ? Ce seront les Polytechniciens », affirme-t-il avec aplomb, évoquant des élèves qui deviennent ambassadeurs, ministres, universitaires, scientifiques, économistes… Et d’assurer qu’il peut « faire appel à eux en étant assuré de leur soutien financier en cas de levée de fonds, ce qui montre bien qu’ils ont réussi professionnellement et humainement ».

Autre donnée à prendre en compte : les frais de scolarité s’élèvent à plus de 9 000 euros par an à l’Epita, 7 650 euros à l’Estaca. Après cinq années d’études, l’investissement dans la première de ces écoles s’élève donc tout de même à 47 000 euros, soit plus qu’une année de salaires après la sortie de l’école… Pendant ce temps-là, en tant qu’élève officier de l’École polytechnique, les élèves français perçoivent une rémunération de l’ordre de 800 euros par mois.

« Le coût de la scolarité est relativement indolore », fait de son côté valoir Joël Courtois, à l’Epita : le cursus comptant treize mois de stage, rémunérés 1 800 euros par mois, ces périodes permettent de rembourser deux ans de scolarité. « Le coût total est donc plus proche des 30 000 euros, un montant couvert par les prêts bancaires » – auxquels recourent entre 40 % et 50 % d’une promotion. Et d’expliquer que l’école compte 19 % de boursiers (contre 29,8 % en moyenne dans l’ensemble des écoles d’ingénieurs) et qu’en cas de difficultés financières, l’école autorise à étaler le remboursement sur les deux ou trois ans qui suivent l’obtention du diplôme.

Classement 2018 des écoles d’ingénieurs réalisé par « L’Usine nouvelle »

Tiré de l’article original : http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/02/19/classement-2018-des-ecoles-d-ingenieurs-quand-les-ecoles-privees-defient-polytechnique_5259417_4401467.html#8mM6RuHdG7IXq3Tp.99

 

Les recrutements de cadres repartent à la hausse

« Nous avons un beau problème cette année ! »

Les recrutements de cadres seront au plus haut niveau en 2018. Au total, le nombre d’embauches devrait se situer entre  248 000 et 271 000 selon les dernières études de l’APEC. Soit une progression de +13% par rapport à 2017 sur un échantillon de 11 000 entreprises interrogées.

Les fonctions informatique, études recherche & développement et commercial représenteraient un peu moins de 60% des embauches.

Un point de vigilance est à souligner pour les recruteurs : trouver les compétences ! Les entreprises auront de plus en plus mal à trouver des profils.

Un grand merci à madame Muriel Penicaud, la ministre du travail pour son intervention et bien sûr à toute l’équipe de l’Apec. 

Recrutement

Coworking : Peoplexpert a testé le Hubsy

Toujours très amateurs des espaces de coworking et après avoir essayé le nuage café il y a quelque temps, nous avons décidé de passer une journée au Hubsy Arts et Métiers la semaine dernière.

Hubsy_facade

Cet endroit, bien noté sur de nombreux sites, propose une trentaine de postes autonomes sur trois étages avec un agencement moderne et confortable. En début de matinée il y avait beaucoup de places vides, ce qui nous a permis de nous installer où nous voulions, puis le Hubsy s’est progressivement rempli jusqu’à être quasiment complet dans l’après-midi. Pour 5€ par heure (forfait de 20€/jour) il est possible d’y travailler au calme (ambiance studieuse) et de profiter simultanément d’un accès illimité au wifi et … au buffet. Celui-ci est suffisamment riche pour palier efficacement aux petits creux qui rythment une journée de travail et propose notamment d’excellentes boissons chaudes (le chocolat est superbe !). L’accueil est particulièrement sympathique, avec des interlocuteurs souriants, à l’écoute, et à l’évidence soucieux de satisfaire leurs hôtes.

Si notre première impression fut celle d’un espace global un peu restreint comparativement au nuage café, faisant craindre qu’il serait difficile d’y passer une journée entière, nous avons progressivement changé d’avis au cours de la journée. Il faut dire que l’on se sent bien dans cet environnement, qu’il est agréable d’y travailler, et que le quartier offre une multitude d’options pour déjeuner ou faire une pause.

Les 3 étages du Hubsy :

Le rez de chaussée, avec l’accueil et la baie vitrée face à laquelle il est possible de s’installer pour profiter de l’animation du quartier.

Hubsy_salle du hautLe premier étage, avec plusieurs postes individuels côte à côte et un espace canapé.

 

 

 

DSC_0163Le sous-sol, où se trouve une petite salle de réunion, une sorte de « cabine téléphonique » pour s’isoler si nécessaire, et quelques postes de travail.

 

Au final notre bilan est donc positif. Le Hubsy est un espace de coworking certes à taille humaine, mais où il est possible de travailler sereinement quelques heures, et même une journée entière, dans un contexte agréable. Nous y avons passé une bonne journée et nous y reviendrons avec plaisir.

La nouvelle obligation de former tous les 5 ans les recruteurs à la non-discrimination

formationaceL’article L1131-2 du code du travail indique que dans toute entreprise employant au moins trois cents salariés et dans toute entreprise spécialisée dans le recrutement, les employés chargés des missions de recrutement doivent recevoir une formation à la non-discrimination à l’embauche au moins une fois tous les cinq ans. Cette mesure est entrée en vigueur le 29 janvier 2017 (plus d’informations ici). Je ne suis pas un spécialiste du droit, loin de là, mais j’ai pu constater que cette nouvelle obligation, parfois méconnue, posait questions auprès de certains de mes interlocuteurs et interlocutrices, notamment sur l’identification d’un organisme susceptible de décerner une formation fiable sur ce sujet.

Je profite donc de ce message pour informer ceux et celles qui sont concerné(e)s qu’il existe une association, dont nous sommes membres depuis plusieurs années, qui est une référence sur le sujet. Elle se nomme A compétence égale  et parmi ses multiples activités liées à la non discrimination elle décerne aussi ce type de formation. Si vous le souhaitez, Marie Pépin (mpepin@acompetenceegale.com) pourra vous donner tous les renseignements complémentaires dont vous pourriez avoir besoin.

A compétence égale : retour sur notre dernier atelier sur le fait religieux en entreprise

Peoplexpert est membre de l’association à compétence égale.  Notre engagement ne se limite pas seulement à la signature de la charte éthique. Nous sommes également régulièrement formés sur les divers sujets liés à la discrimination qui peuvent être rencontrés dans les process de recrutement des entreprises.

La semaine dernière nous avons consacré une partie de notre atelier à l’étude du fait religieux en entreprise. Les études récentes de Institut Randstad et de l’Observatoire du Fait Religieux en Entreprise (OFRE) montrent qu’en France la religion est de plus en plus présente en entreprise :  65% des salariés sont confrontés au fait religieux sur leur lieu de travail, un chiffre en augmentation (ils étaient 50% en 2015), mais dont 9% des cas seulement deviennent conflictuels (6% en 2015).

Les employeurs auraient du mal à gérer l’expression et la pratique religieuses de leurs employés. Ces difficultés concernent tant des pratiques personnelles, comme le port de signes ou vêtements religieux, la demande d’horaires aménagés, d’absence pour motif religieux, ou de repas spécifiques, que des comportements susceptibles de perturber le fonctionnement de l’entreprise (prosélytisme, le refus de travailler avec une femme, ou d’effectuer certaines tâches).

Vous trouverez ci-dessous deux guides pratiques ayant pour objet d’apporter des réponses concrètes aux questions des salariés et des employeurs portant sur le fait religieux en entreprise. Ils ont été élaborés par l’État en étroite concertation avec les organisations syndicales et patronales. Ils rappellent les règles juridiques et fournissent une base documentaire comportant les principales références (textes de loi, avis, rapports, délibérations, principales jurisprudences) liées au fait religieux dans l’entreprise.

–          Le guide du fait religieux (version employeur)

–          Le guide du fait religieux (version salarié)