Quel avenir pour le télétravail ?

                                    Le télétravail, accéléré par la pandémie de Covid-19, a complètement redessiné notre rapport à l’emploi et notre façon de travailler. Si les confinements ont imposé cette pratique à de nombreuses entreprises, le télétravail partiel ou même total s’est maintenu et est devenu la norme pour de nombreuses entreprises. l’Insee, confirme cette progression avec 47% des entreprises françaises qui ont intégré en 2023 une part de télétravail dans leur mode de fonctionnement (1). Ce taux ayant même doublé depuis la période d’avant Covid ce qui traduit bien une évolution du monde du travail. Selon statista, 36% des salariés français font du télétravail au moins une fois par semaine en 2024 (2).  Malgré tout, il reste toujours inégal en fonction des métiers et de leur possibilité à pouvoir le faire. On constate ainsi que 75% des cadres ont déjà télétravaillé, contre 17% des employés et seulement 4% des ouvriers. De même, la taille de l’entreprise est aussi un facteur déterminant puisque 38% des salariés des entreprises de 50 à 99 employés pratiquent du télétravail contre 62% pour les entreprises de plus 500 salariés (3).

Cette révolution du monde du travail a été plébiscitée et on y a vu de nombreux avantages telle qu’une meilleure conciliation vie professionnelle/vie privée, une baisse du taux d’absentéisme, une réduction des coûts de fonctionnements (chauffage des locaux, diminution des espaces de bureaux, restauration…), une baisse du stress dû aux transports et même un intérêt écologique. En effet, selon l’ADEME, un jour de télétravail hebdomadaire représente une économie de 271 kilos de CO2 par an (1).

Pourtant, des grandes entreprises telles qu’Amazon font machine arrière. C’est le 16 septembre 2024 que le PDG d’Amazon, Andy Jassy, a annoncé l’arrêt total du télétravail et donc le retour à temps plein au bureau à partir du 2 janvier 2025. L’explication : « mieux préparés à inventer, à collaborer et à être suffisamment connectés les uns aux autres » (4).

En 2023, les échos dans un article du 24 mai citaient déjà les intentions de certains géants américains de mettre un terme au travail à distance. Ainsi, “Bob Iger, patron de Disney, a formellement demandé aux salariés de renoncer au télétravail’’ et Elon Musk, patron de Tesla, avait déclaré que “le télétravail était possible à la condition de passer au minimum 40 heures par semaine dans les locaux… avant de « nuancer » sa position et de réserver le télétravail aux seuls salariés « exceptionnels ».”(5)

Selon une étude d’OpinionWay, 82% des salariés en France ont reçu des encouragements ou des directives pour revenir au bureau. Les deux principales raisons évoquées sont la crainte d’une perte de culture d’entreprise, mais aussi la productivité.

En parallèle de cela, Pierre Lamblin, directeur des études de l’APEC (Association Pour l’Emploi des Cadres) confirme que pour les cadres le télétravail est considéré comme un acquis. L’abandonner serait donc un risque et un cadre sur deux menacerait même de démissionner s’il venait à être supprimé (6). De même, Prithwiraj Choudhury, professeur à la Harvard Business School et spécialiste du travail à distance et de ses effets sur la productivité, est convaincu que « Le monde n’est pas prêt à revenir en 2019. » (4)

Le télétravail n’est pas une solution universelle mais s’est très vite imposé dans nos vies face à une situation inédite pour devenir rapidement un atout majeur dans nos qualités de vie et notre relation au travail. Chaque entreprise doit trouver le modèle qui lui convient le mieux en fonction de sa culture, de ses activités et des attentes de ses salariés. Il est probable que nous devions assister à une coexistence de différents modèles de travail où chacun va devoir trouver son équilibre. 

 

Source :

  1. https://www.droit-travail-france.fr/teletravail-en-france—bilan-2023-et-perspectives-d-avenir-pour-les-entreprises_ad2053.html
  2. https://fr.statista.com/statistiques/1147656/taux-teletravail-france/
  3.  https://www.helloworkplace.fr/chiffres-teletravail-france-2024/
  4. https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/amazon-enterre-le-teletravail-on-peut-sattendre-a-voir-partir-les-employes-les-plus-performants-4HQUGNYLHRC6XIWOYUJKBNJA2A/
  5. https://start.lesechos.fr/travailler-mieux/flexibilite-au-travail/teletravail-les-patrons-sont-ils-en-train-de-revenir-en-arriere-1945931
  6. https://www.europe1.fr/economie/4-ans-apres-le-covid-et-la-generalisation-du-teletravail-de-plus-en-plus-dentreprises-font-machine-arriere-4268188

Quel métier est fait pour moi ?

Vous vous demandez quel métier est fait pour vous ?

Certains savent ce qu’ils veulent faire depuis leur plus jeune âge, quelle chance ! Mais beaucoup d’entre nous se posent la question tout au long des études, voire de leurs vies. Les doutes sont légitimes, mais sachez que de nombreux outils sont à votre disposition pour vous aider à y voir plus clair.

Pour y réfléchir, de nombreux sites proposent des quiz gratuits. Toutefois, il semble plus pertinent de se tourner vers des plateformes spécialisées et reconnues. Celle de l’Onisep, par exemple, vous propose des pistes de réflexion à partir de 24 questions portant sur votre personnalité, vos aptitudes, vos centres d’intérêt et vos envies.

Commencez le test ici

Vous trouverez également 7 tests différents sur l’étudiant.fr qui vous permettront de vous faire une idée plus précise des études qui pourraient être faites pour vous ou encore de vous orienter vers des métiers en fonction de votre personnalité.

Prêt à tenter l’expérience ? C’est par ici

Les quiz en ligne, comme ceux proposés par l’Onisep et l’étudiant.fr, sont un excellent point de départ pour explorer vos centres d’intérêt et vos compétences. N’hésitez pas à les essayer et à compléter cette démarche en discutant avec des conseillers d’orientation ou en rencontrant des professionnels du secteur qui vous intéresse. Votre avenir professionnel est entre vos mains, alors saisissez toutes les opportunités pour le construire !

 

 

Les « Tracances », un nouveau phénomène pour travailler les pieds dans l’eau et prolonger un peu ses vacances.

Depuis le Covid-19, un nouveau phénomène est apparu dans nos vies avec un nom un peu bizarre : les « tracances » (contraction des mots “travail” et “vacances”) ou encore coworkation (contraction de “coworking” et “vacation”). L’idée n’est pas, bien sûr, de travailler pendant ses vacances, mais plutôt de télétravailler depuis son lieu de vacances avant ou après ses congés. Ainsi on pourrait, par exemple, partir une semaine en avance au soleil et travailler avec vue sur la piscine permettant de profiter de moments privilégiés en famille dès que l’on se déconnecte. Cela permettrait aussi de prolonger un peu ses moments loin de sa routine quotidienne.

L’idée est séduisante mais ce système a aussi des limites. En effet seules les personnes pouvant télétravailler peuvent en profiter, c’est donc à majorité les cadres. D’autant plus que ce sont eux qui ont le plus les moyens de partir. Cela intéresserait aussi les “digital nomads” qui, selon une étude Levels.io, représenteraient 1 milliard de personnes en 2035.

Malgré tout, ce nouveau concept n’est pas encore entré dans les mœurs et selon une étude VVF et VVF ingénierie 2023, 56 % des actifs déclarent que cela n’est pas pratiqué dans leur entreprise. Parmi les personnes interrogées, 37 % ne savent pas si elle le propose à ses salariés. Ainsi, seuls 7% des salariés y ont réellement accès et seulement 3% en bénéficient. 

Le phénomène prend pourtant de l’ampleur et selon une étude d’IWG menée en France, en juin, auprès de 2 000 salariés, 31% des employés interrogés prévoient de prolonger leurs séjours sur les lieux de vacances en y travaillant à distance cet été. Cela concerne en majorité les jeunes avec 54% des 18/24 ans et 45% des 25/34 ans. Cette étude montre également que ce sont principalement des Franciliens (37%) qui souhaitent profiter de ce système avec plus de 6 points que la moyenne nationale. 

La possibilité de « tracances » dans les entreprises serait ainsi un moyen de fidéliser ses salariés et d’attirer de nouveaux collaborateurs c’est pourquoi certains groupes commencent à le proposer à leurs salariés. Selon un article de 20minutes.fr, le club automobile Roole autorise une semaine de télétravail accolée aux vacances, même s’ils partent à l’étranger, à condition qu’il n’y ait que 2 heures maximum de décalage horaire. Une pratique qui est devenue fréquente chez eux, surtout au mois d’août. De même, Europe 1 confirme cet engouement des sociétés pour les « tracances » dans son article du 6 juillet 2023 où le média précise que cette flexibilité devient tout aussi importante que la rémunération. Ainsi, dans la même lignée, il indique que Capgemini a mis en place la possibilité du télétravail depuis l’étranger et que 400 salariés (parmi les 35 000 de la société) l’on déjà testé.

Les avantages semblent donc assez nombreux, outre, partir plus longtemps avec sa famille, c’est aussi se déconnecter complètement une fois l’ordinateur fermé et profiter pleinement d’une baignade à la plage. C’est aussi une bonne manière de se ressourcer. Ce système très novateur peut-être déstabilisant pour certains et selon l’étude de VVF et VVF ingénierie 2023, la frontière entre travail et vacances devient plus floue alors que 76% des Français déclarent penser au travail même pendant les vacances.  De même, 53% des personnes interrogées ne sont pas prêtes à passer le pas et déclarent avoir besoin d’un environnement de travail plus classique pour être efficaces. A noter que 17% sont pour les « tracances » et 30% aimeraient essayer avant de se prononcer.

Depuis le Covid, le monde du travail ne cesse de se réinventer et ce nouveau concept n’est qu’à ses prémices. Avec quelques ajustements, il pourrait devenir aussi incontournable que le télétravail dans les années à venir.  

Le 4ème baromètre Peoplexpert des offres d’emploi

Ce n’est une surprise pour personne, face à la situation actuelle le nombre d’offres d’emploi proposées par les principaux sites a connu une importante baisse par rapport à début mars, de près de 20%.

A une exception près, les sites spécialisés montrent une cohérence entre eux. Le mastodonte Pôle Emploi enregistre ainsi une baisse de -19,77% des offres qu’il propose. Son acolyte en terme de quantité d’offres, Indeed, connaît la même chute avec -20,27%. Seul le comportement de Regionsjob est étonnant puisqu’il propose de son côté +8,07% d’offres, passant de 99 737 à 107789, sans que nous ne puissions pour autant expliquer ce paradoxe (peut-être un bug ?).

Au vu du confinement, de l’arrêt et/ou du ralentissement des activités professionnelles et des mises en chômage partiel, la baisse du nombre d’offres d’emploi semblait inévitable. Elle est confirmée. Le recrutement étant un indicateur fort, c’est bien toute l’économie française qui semble directement touchée. A l’heure où nous sommes tous confinés chez nous il est difficile d’imaginer une modification à court terme de cette tendance forte. Il faudra sûrement être très patient pour voir la dynamique s’inverser.

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Le 3ème baromètre Peoplexpert des offres d’emploi

Après une belle augmentation sur le mois de janvier du nombre d’offres d’emploi proposés sur les cinq gros sites majeurs du recrutement en France, on constate un mois de février plus stable avec une évolution de +0,93%.

En effet, le graphique, ci-dessous, parle de lui-même. Le site de Pôle emploi est le seul site à suivre une augmentation du nombre d’offres qu’il présente. Indeed, l’Apec et Cadremploi restent assez stables dans leurs offres. Après sa hausse de janvier, Regionjob reprend des valeurs similaires à celle de 2019. A noter que même sur Pôle emploi, les nombres de poste de cadres proposés sont stabilisés avec un taux d’évolution de  -1,50% par rapport à début février. La hausse porte donc sur le cumul des offres des postes de type « non renseigné » et « non cadre » avec +15,33% par rapport au mois dernier.

Ces données semblent montrer que le nombre d’offres proposées aux cadres est assez stable sur les quatre derniers mois à l’exception de la fin d’année 2019. Elles laissent aussi supposer que la demande pourrait s’intensifier légèrement pour les profils non cadres mais cela doit être pris avec précaution. Si la hausse est visible sur Pôle emploi elle n’est pas observable sur Indeed.

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Le 2ème baromètre Peoplexpert des offres d’emploi

Bonne nouvelle, après l’exception du mois de décembre, probablement due à la période de fin d’année, le nombre d’offres d’emploi en France reprend une dynamique positive.

Pour rappel, nous objectif est de communiquer un indicateur macroscopique mensuel de l’évolution du nombre d’offres d’emploi sur notre territoire d’après cinq « gros » sites majeurs du recrutement qui sont : Pôle Emploi, Indeed, Régionsjob, l’Apec et Cadremploi.

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A noter que les tendances sont toujours dans le même sens quelque soit le site, avec des croissances plus ou moins importantes.  On remarque ainsi que le taux d’évolution entre début janvier et début février 2020 est de +17,67% et que si l’on retire de l’équation Regionsjob qui fait un bon de +52,16%, on atteint tout de même une excellente augmentation de +14,91%. De même, entre début novembre et début février, on observe un accroissement du nombre d’offres d’emploi sur ces sites de +6,47%.

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S’il est vrai que la fin d’année nous avait fait craindre un début de baisse du nombre d’offres d’emploi, ces nouvelles données montrent que la croissance semble continuer.

Le 1er baromètre Peoplexpert des offres d’emploi

A l’image d’un baromètre que l’on consulte rapidement sur sa fenêtre, nous nous sommes dit chez Peoplexpert que nous aimerions bien posséder un outil similaire permettant de connaître l’évolution du nombre d’offres d’emplois disponibles sur les grands sites majeurs. Notre ambition n’est pas d’être exhaustif ou ultra-précis mais simplement de mettre au point un indicateur très macroscopique qui, malgré ces évidentes limitations, devrait tout de même permettre de dégager une petite tendance quant au marché de l’emploi.

Pour ce faire, nous avons sélectionné des sites majeurs dans la recherche de l’emploi en utilisant pour cela non pas notre propre expérience mais plutôt des données factuelles recueillies sur un site de mesures de trafic. Le problème qui s’est immédiatement posé est que certains des sites les plus fréquentés, comme Indeed par exemple, sont inévitables dans les recherches d’emploi mais sont aussi des agrégateurs*. Ces sites répertorient des offres provenant aussi bien des job boards (sites où les entreprises et  les cabinets de recrutement déposent leurs offres d’emploi) que des sites des entreprises et autres. Il y a donc forcément des offres en redondance mais l’objectif est d’avoir une vision globale de l’évolution du nombre d’offres sur ces sites.

Bref, au final, nous avons choisi de ne retenir que cinq grands sites et de ne pas rentrer dans les détails des sous-catégories.

Nous avons sélectionné cinq grands sites disposant d’un fort nombre de visites en France, soit :

  • Pôle Emploi avec 38,43 M de visites*,
  • Indeed avec 20,25 M de visites*,
  • APEC avec 2,53 M de visites*,
  • Cadremploi avec 1,98 M de visites*,
  • Regionsjob avec 1,94 M de visites*.

*Nombre de visites totales sur ordinateurs et mobiles en France au cours de ces 6 derniers mois au 04/11/2019 selon SimilarWeb.com

Nous avons ensuite collecté les données de ces sites en début de chaque mois.

Ce qu’il faut retenir pour ce baromètre de fin d’année 2019 est que sur les 3 derniers mois nous constatons la même tendance sur les cinq sites (cf tableau). On note ainsi une augmentation de début novembre à début décembre des offres avec un taux d’évolution moyen de +5,71%. A l’inverse, on observe une baisse significative du nombre d’offres de décembre à  janvier de -12,47% sur l’ensemble des sites.

Est-ce dû à la période des fêtes de fin d’année ? C’est très probable, mais il s’agit peut-être aussi d’un impact dû aux mouvements sociaux, voir même des prémisses d’une possible baisse du marché de l’emploi. Sans véritable recul pour le moment il nous est difficile de trancher. Chacun se fera sa propre opinion.

Voici en tout cas les données.

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Afin de compléter et d’enrichir ce baromètre de l’emploi nous ne manquerons pas de mettre à jour les données à chaque début de mois. Affaire à suivre…

*Sources :
– Werecruit.io (https://www.werecruit.io/agregateurs-offres-demploi-job-boards-differences/)
– Similarweb.com

Avez-vous déjà fait un test de personnalité ?

Image By freepik

Parfois utilisés dans les recrutements, il est avant tout un outil complémentaire. Mais avez-vous déjà essayé de faire un test de personnalité pour vous-même ? Le site Psychomédia propose des tests de personnalité gratuits et sans inscription avec un résultat immédiat. Il en existe différents types avec plus ou moins de questions, j’en ai essayé 3 qui permettent de voir diverses facettes de notre personnalité.

Un test rapide en 40 questions (5 min environ), le test est inspiré des « BIG FIVE » qui, comme son nom le laisse supposer, a pour objectif de faire ressortir les cinq grands traits de la personnalité, c’est-à-dire, le névroticisme ou névrotisme (N+), l’extraversion (E), l’agréabilité dans les relations (A+), l’ouverture à l’expérience (O) et la consciencieusité (C). Il est intéressant mais n’est, à mon avis, pas assez détaillé.  Faites le test !

Le test HEXACO (10 minutes environ) est plus complet avec ses 100 questions, il décompose la personnalité en 6 dimensions constituées elles-mêmes de 4 facettes de la personnalité, plus l’altruisme. C’est dans ce test que je me suis le plus reconnue dans les résultats. Il permet d’avoir un résultat plus précis et intéressant mais après recoupement, ce n’est pas forcément l’avis de mes collègues qui ont parfois préféré le suivant (avec les 220 questions). Faites le test !

Le test de 220 questions (20 minutes environ, pour les plus courageux), est quant à lui totalement différent. Inspiré de l’Inventaire de personnalité pour le DSM-5- Adulte, il évalue 25 traits problématiques de la personnalité, organisés en 5 grands domaines. C’est le psychologue Robert F. Krueger et ses collègues qui le publièrent en 2012 dans le cadre de l’élaboration du DSM-5 (la 5e édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux). L’objectif de ce test est de voir les éventuels troubles de la personnalité de chacun.  Il a donc une approche totalement différente des autres. Un conseil, gardez l’esprit ouvert.  Faites le test !

Après avoir fait les 3 tests, je peux dire que chacun est différent et permet de faire ressortir certains traits de notre personnalité, même si on les connait déjà bien.  Que l’on soit d’accord ou non avec les résultats, il en ressort une part de vérité si l’on répond de façon totalement honnête bien évidemment.  Les deux premiers tests ont aussi l’avantage de pouvoir se comparer à la population générale. Alors, si vous avez un peu de temps, n’hésitez pas à faire au moins un des tests, et si je dois vous en conseillez un, c’est le test HEXACO qui pour moi est le plus pertinent.

 

Retravailler après une longue période d’inactivité

Photo de Amy Hirschi sur Unsplash

Il n’est pas simple de faire le choix d’une “pause professionnelle” pour s’occuper de ses enfants ou pour tout autre raison. Une longue période d’inactivité n’est jamais bien perçue dans un CV, ni par les futurs employeurs. D’autant plus qu’après 45 ans, vous semblez être moins attractives pour les entreprises.
Selon l’INSEE, les « femmes au foyer » sont moins nombreuses qu’avant mais sont malgré tout 2,1 millions en 2011 (contre 3,5 millions en 1991).

Alors comment retrouver du travail après une longue période d’inactivité ?
Une association Force Femmes, aide les femmes de plus de 45 ans, inscrites à Pôle Emploi depuis moins de deux ans, à retrouver un emploi. En 2017, les femmes que l’association accompagne ont, en moyenne, 53 ans et sont titulaires, pour 79% d’entre elles, d’au minimum un Bac + 2.
Dans un article de Julie Falcoz, (Madame Figaro du 11 mars 2017), Elise Moison, déléguée générale de l’association donne des conseils pour retrouver du travail :
rester positives, bien identifier ses compétences (même celles développées lors de cette période d’inactivité), utiliser son réseau et les réseaux sociaux pour se faire connaître, bien cerner le secteur et le marché que vous souhaitez intégrer mais aussi ne pas mettre dans son CV des informations sensibles comme son âge. En effet, «80 % des préjugés à l’embauche sont liés aux informations données en en-tête et en bas de page.» (selon Elise Moison).

La reprise après une longue période d’inactivité est d’autant plus sensible que selon les statistiques de Pôle-Emploi, au premier trimestre 2018, parmi ceux qui ont trouvé un emploi, les personnes de plus de 50 ans sont restés 3,9 fois plus longtemps au chômage que les moins de 25 ans. Il est donc important de rester positif et d’être un acteur très actif dans sa recherche. Ne pas oublier que chaque personne a un talent à exploiter et que même une période d’inactivité peut apporter des expériences pour sa vie professionnelle.