Quelles méthodes de sélection pour mieux recruter ? Ce que dit la science en 2026

Recruter, c’est prendre une décision à fort enjeu avec une information incomplète. Pourtant, toutes les méthodes de sélection ne se valent pas et la recherche scientifique permet aujourd’hui de les comparer objectivement.

Pendant plus de vingt-cinq ans, la méta-analyse de Schmidt & Hunter (1998) a fait autorité. En 2022, Sackett et al. ont remis en cause ses conclusions sur un point méthodologique majeur. Puis en 2025, de nouvelles méta-analyses sont venues affiner le tableau, notamment sur l’entretien structuré et l’essor de l’IA dans le recrutement. Cet article synthétise l’état de la science à ce jour, avec ses certitudes, ses révisions et ses zones encore débattues.


Ce que signifie « validité prédictive » et ce qu’elle ne signifie pas

Tout au long de cet article, vous verrez des scores notés r = 0,xx. Voici ce qu’il faut en retenir.

Le r est un coefficient de corrélation compris entre 0 et 1. Il mesure le lien entre le score obtenu lors de la sélection et la performance réelle du candidat une fois en poste. Plus r est proche de 1, plus le lien est fort.

Mais attention : r n’est pas un taux de bonnes décisions. La bonne lecture passe par le calcul de , qui indique la part de la performance future que la méthode permet d’expliquer. Avec r = 0,42 par exemple, on n’explique qu’environ 18 % de la variance de la performance,  ce qui est déjà respectable dans les sciences humaines, mais signifie aussi que plus de 80 % de la performance future reste imprévisible, quelle que soit la méthode utilisée.

Ces 80 % résiduels sont liés à des facteurs que personne ne peut mesurer à l’avance : qualité du management, dynamique d’équipe, contexte économique, motivation post-embauche.

À retenir : le recrutement est un pari éclairé, pas une science exacte. Les meilleures méthodes réduisent l’incertitude, elles ne l’éliminent pas.


Une science en mouvement : trois générations de références

Pour comprendre les chiffres qui suivent, il faut connaître les trois jalons de la recherche et les équipes qui les ont produits.

Schmidt & Hunter (1998) ont synthétisé 85 ans de travaux et établi un classement des méthodes qui a orienté les pratiques RH mondiales pendant un quart de siècle. Frank Schmidt (1944–2021) était professeur émérite à l’Université d’Iowa, pionnier de la méta-analyse en psychologie du travail, dont les travaux ont été cités plus de 76 000 fois par d’autres chercheurs, un indice d’influence exceptionnel dans les sciences sociales. Il a reçu la médaille d’or de l’American Psychological Foundation pour l’ensemble de sa carrière. Son co-auteur John Hunter, professeur à Michigan State University, est décédé en 2002 après une collaboration de trente ans avec Schmidt. Leur méta-analyse de 1998 reste, à ce jour, l’une des plus citées de toute l’histoire de la psychologie du travail.

Sackett, Zhang, Berry & Lievens (2022) ont identifié un défaut méthodologique majeur dans ces travaux : les corrections statistiques appliquées pour tenir compte de la restriction de plage (range restriction) avaient été systématiquement surestimées. Résultat : la validité de nombreuses méthodes avait été gonflée de 0,19 à 0,21 points selon les cas. Ce que l’auteur principal décrit lui-même comme « le papier le plus important de ma carrière » a renversé la hiérarchie des méthodes : l’entretien structuré détrône les tests cognitifs au sommet du classement. Paul Sackett est professeur de psychologie à l’Université du Minnesota et l’un des chercheurs les plus cités au monde dans son domaine, avec près de 38 000 citations à son actif. Il a notamment reçu le Dunnette Prize de la Society for Industrial and Organizational Psychology, la plus haute distinction de sa discipline. Son co-auteur Filip Lievens est Lee Kong Chian Professor of Human Resources à la Singapore Management University, classé parmi le top 1 % mondial des chercheurs en management, et l’un des experts mondiaux reconnus sur les tests de jugement situationnel et les assessment centers.

Wingate et al. (2025), dans le International Journal of Selection and Assessment, apportent une méta-analyse ciblée sur l’entretien qui vient consolider et affiner les estimations de Sackett et al., en distinguant pour la première fois la validité par dimensions de performance (tâches vs comportements contextuels).


Les méthodes passées au crible

1. L’entretien structuré : le prédicteur le plus robuste

L’entretien est la méthode la plus utilisée dans le monde. Mais tout dépend de sa structure.

  • Entretien non structuré (questions libres, improvisation) : r = 0,38 selon Schmidt & Hunter (1998), révisé à 0,19–0,20 par Sackett et al. (2022) et Wingate et al. (2025). Cette chute confirme la faiblesse intrinsèque de cette approche, fortement exposée aux biais cognitifs : effet de halo, similarité avec le recruteur, poids excessif des premières impressions.
  • Entretien structuré (questions standardisées, grille de notation prédéfinie) : r = 0,51 selon Schmidt & Hunter (1998), r ≈ 0,42 selon Wingate et al. (2025). Il reste le prédicteur individuel le plus solide disponible. Fait notable : c’est la seule méthode dont la position relative s’est améliorée dans les révisions successives.

Un point de vigilance mis en lumière par Sackett et al. : la variabilité entre études est très élevée pour l’entretien structuré. Un entretien structuré bien conçu, avec des questions ancrées dans l’analyse de poste et des critères de notation explicites, peut être excellent. Mal conçu, il perd une grande partie de son avantage.

Sur le format : les études de Blacksmith et al. (2016) montrent que la visioconférence produit des évaluations comparables au présentiel pour les entretiens structurés. Le téléphone reste inférieur, les signaux non verbaux jouant un rôle complémentaire.

Recommandation : standardiser les questions, former les intervieweurs, utiliser une grille de notation commune. La structure prime sur le support.


2. Les tests cognitifs : valides, mais plus dominants

Les tests d’intelligence générale (facteur g) étaient, selon Schmidt & Hunter (1998), les meilleurs prédicteurs disponibles (r = 0,51). Sackett et al. (2022) ramènent cette estimation à environ r = 0,31 une révision de presque 40 %.

Ils restent des outils valides, notamment pour les postes à haute complexité cognitive, et conservent l’avantage d’être standardisés et reproductibles. Mais leur statut de « prédicteur roi » est aujourd’hui scientifiquement dépassé.

Limites importantes :

  • Certains tests présentent un adverse impact (différences de score selon l’origine), un enjeu légal et éthique croissant, notamment dans le cadre des réglementations européennes sur la non-discrimination
  • Leur validité reposait en partie sur des données vieilles de plus de 50 ans, à une époque où la définition même de la « performance au travail » était différente

Recommandation : ne pas les abandonner, mais ne plus les traiter comme l’outil central. Les combiner avec un entretien structuré reste la stratégie la plus robuste.


3. Les mises en situation : l’atout des méthodes contextualisées

L’un des enseignements les plus importants de Sackett et al. (2023) : les méthodes ancrées dans le contexte réel du poste résistent mieux à la révision statistique que les mesures générales de traits psychologiques.

  • Work samples (épreuves reproduisant directement les tâches du poste) : r = 0,54 selon Schmidt & Hunter, révisé à la baisse par Sackett et al. mais toujours parmi les plus solides, car elles évaluent la compétence en acte et non les déclarations d’intention.
  • Assessment centers (combinant jeux de rôle, études de cas, simulations) : r = 0,37 à 0,45 selon les études. Une étude de 2025 (Shakeri & Lievens, International Journal of Selection and Assessment) propose la première comparaison directe entre assessment centers et SJT sur les mêmes dimensions de performance. Les résultats nuancent l’avantage supposé des assessment centers sur les postes managériaux et suggèrent que les SJT bien conçus peuvent être compétitifs à moindre coût.
  • Tests de jugement situationnel (SJT) : absents de Schmidt & Hunter (1998), intégrés par Sackett et al. (2022). Validité modérée mais pertinente pour les postes à fort contenu comportemental. Leur valeur ajoutée (incremental validity) reste limitée lorsque tests cognitifs et personnalité sont déjà dans l’équation. Concrètement, un SJT présente au candidat une série de situations professionnelles réalistes — par écrit, en vidéo, ou via des simulations interactives — et lui demande de choisir parmi plusieurs réponses possibles. Les réponses sont scorées en comparant les choix du candidat à ceux d’experts du poste ou à des données empiriques de performance.

Recommandation : pour les postes techniques ou managériaux, une mise en situation bien construite apporte une validité que les tests généraux ne peuvent reproduire. À fort volume de candidatures, les SJT représentent un bon compromis coût-validité.


4. Les tests de personnalité : utiles, mais à condition de bien les choisir

Les tests basés sur le modèle des Big Five sont les plus validés scientifiquement.

  • La conscienciosité est le trait le plus prédictif : r = 0,31 selon Schmidt & Hunter, révisé à r ≈ 0,20 par Sackett et al. (2022). Encore valide, mais plus modeste qu’on ne le pensait
  • Sackett et al. soulignent un point pratique : formuler les questions en contexte professionnel (« comment vous comportez-vous au travail » plutôt qu’« en général ») augmente la validité des mesures de personnalité d’environ un tiers

En revanche, le MBTI (Myers-Briggs) n’a pas démontré de validité prédictive satisfaisante dans la littérature. Populaire en entreprise, il reste déconseillé pour toute décision de sélection.

Recommandation : privilégier les tests Big Five certifiés (NEO PI-R, 16PF) avec des questions contextualisées au travail. Éviter le MBTI pour le recrutement.


5. L’IA dans le recrutement : potentiel réel, risques sous-estimés

C’est le sujet qui a le plus évolué depuis 2024. L’IA est désormais présente à toutes les étapes du recrutement dans une majorité d’organisations, mais son bilan scientifique est contrasté.

Ce qui fonctionne : l’IA appliquée à l’administration et à la notation d’entretiens structurés, transcription, scoring automatisé sur grille prédéfinie, peut améliorer la cohérence et réduire certains biais humains. Elle permet également de gérer des volumes importants de candidatures avec une meilleure traçabilité.

Ce qui ne fonctionne pas : l’analyse automatisée de vidéos sur la base d’expressions faciales, de la prosodie vocale ou de micro-expressions est la catégorie ayant la base de preuves la plus faible parmi les outils d’IA en recrutement. Les recherches de 2025 montrent que ces systèmes produisent des disparités significatives selon les groupes démographiques, ce que les chercheurs en équité algorithmique qualifient de discrimination par proxy.

Le risque systémique : si les données d’entraînement reflètent des décisions de recrutement historiquement biaisées, l’algorithme apprendra à reproduire ces biais à grande échelle et à leur conférer une apparence d’objectivité scientifique. Des législations commencent à encadrer ce risque (NYC Local Law 144, réglementation européenne en cours).

Recommandation : l’IA est un outil de structuration et d’administration, pas un prédicteur autonome. Toute décision de recrutement assistée par IA doit rester auditable, fondée sur des critères liés au poste, et soumise à une supervision humaine qualifiée.


6. La graphologie : le cas le plus documenté d’une méthode sans validité

La graphologie mérite une section à part entière, non pas parce qu’elle est efficace, mais parce qu’elle constitue l’exemple le mieux étudié d’un outil massivement utilisé en dépit d’un consensus scientifique négatif quasi-total.

Ce qu’est la graphologie

La graphologie est l’analyse de l’écriture manuscrite pour en déduire des traits de personnalité, des capacités professionnelles, ou un potentiel de performance. Elle postule que des caractéristiques comme la taille des lettres, la pression du trait, l’inclinaison ou l’espacement révèlent la structure psychologique profonde d’un individu. Certains cabinets affirment analyser jusqu’à 400 caractéristiques distinctes de l’écriture.

Ce que dit la science

Le verdict est rare dans sa clarté. La méta-analyse de Neter et Ben-Shakhar (1989), portant sur 17 études et impliquant 63 graphologues professionnels, 51 non-graphologues et plus de 1 200 échantillons d’écriture, aboutit à une conclusion sans appel : les graphologues ne font pas mieux que des personnes sans formation en graphologie pour prédire la performance au travail.

Plus révélateur encore : lorsque les textes soumis aux graphologues étaient neutres, c’est-à-dire identiques pour tous les candidats et sans contenu biographique, ni les graphologues ni les non-graphologues n’obtenaient de validité prédictive mesurable. En revanche, lorsque les textes étaient autobiographiques (lettres de motivation manuscrites), les deux groupes obtenaient une modeste validité, r entre 0,13 et 0,20. Ce résultat est décisif : il montre que ce qui prédit légèrement la performance, c’est le contenu écrit du texte, pas l’analyse graphologique elle-même.

La validité prédictive de la graphologie pure est estimée à r ≈ 0,02 dans les études les plus rigoureuses, statistiquement indiscernable de zéro. Schmidt & Hunter (1998) la classaient déjà en bas du tableau, avant même les révisions de Sackett et al.

L’International Graphonomic Society, la société savante du domaine, a publié une prise de position officielle selon laquelle les preuves disponibles ne permettent pas de soutenir l’utilisation de la graphologie dans les décisions de sélection du personnel, et que cette pratique peut s’avérer préjudiciable aux individus comme aux organisations.

Pourquoi cette méthode persiste-t-elle malgré tout ?

C’est là que la psychologie cognitive apporte une réponse intéressante. Des travaux de King et Koehler (2000) ont identifié le mécanisme de la corrélation illusoire : les mots utilisés par les graphologues pour décrire des caractéristiques d’écriture (une écriture « large », « rigide », « débordante ») sont sémantiquement proches de traits de personnalité (extraverti, obsessionnel, émotif). Cette proximité verbale crée une impression de lien logique là où il n’en existe aucun statistiquement. En d’autres termes, la graphologie semble fonctionner parce que son vocabulaire évoque intuitivement la personnalité, pas parce qu’elle la prédit réellement.

Le paradoxe français

La France occupe une place particulière dans ce débat. Alors que la graphologie est quasi-absente des pratiques de recrutement aux États-Unis et au Royaume-Uni, certaines estimations indiquent qu’elle aurait été utilisée par une part significative des entreprises européennes, notamment françaises, comme outil complémentaire de sélection. Cette persistance s’explique davantage par des traditions culturelles et des croyances professionnelles héritées que par une quelconque justification empirique.

Avis factuel : la graphologie est la méthode de sélection pour laquelle le consensus scientifique est le plus univoque. Aucune étude rigoureuse n’a démontré de validité prédictive significative. Son utilisation dans un processus de recrutement professionnel n’est pas défendable sur des bases scientifiques, et peut exposer les organisations à des risques de décisions arbitraires non traçables. Si elle est utilisée, c’est exclusivement pour des raisons culturelles ou d’habitude, pas d’efficacité.

 

7. Les vérifications de références et le diplôme

  • Vérification de références : r ≈ 0,26, fortement dépendante de la qualité des informateurs et de la structure des questions posées. Utile pour détecter des incohérences factuelles, limitée pour prédire la performance future.
  • Niveau de formation : r = 0,10 seulement. Le chiffre qui surprend le plus les recruteurs, qu’il faut prendre avec beaucoup de recul, et qui mérite qu’on s’y arrête.

La question légitime est la suivante : comment un diplômé de l’École Polytechnique ou du MIT peut-il n’apporter qu’une information marginalement supérieure à celle d’un diplômé d’une école ordinaire, si l’on s’en tient à ce coefficient ? La réponse tient à ce que mesure réellement le r dans ce contexte.

Le piège de l’agrégation de données (Le « Grand Tout »)

La recherche scientifique, pour sortir un score global de r = 0,10, mélange tous les métiers, tous les niveaux et tous les secteurs.

  • Dans une méta-analyse, on met dans le même panier un ingénieur en aéronautique, un chirurgien, un commercial, un manager, un agent d’accueil…
  • Pour des métiers hautement techniques, scientifiques ou réglementés, le diplôme n’est pas négociable. Si vous recrutez un actuaire ou un expert SAP, le diplôme (ou la certification) est un prérequis absolu. La corrélation dans ce segment spécifique est bien plus élevée.
  • Mais comme la méta-analyse agrège cela avec des milliers de postes où le niveau d’études n’a parfois aucun lien avec la performance, le chiffre s’effondre globalement à 0,10.

Le phénomène de « Restriction de Plage » (Range Restriction)

C’est le point technique le plus crucial. Plus vous montez en gamme sur les postes, plus les candidats se ressemblent académiquement. Si vous ouvrez un poste de direction et que vous ne recevez (ou ne sélectionnez) que des profils Bac+5 issus du top 10 des écoles ou universités :

  • La variable « niveau d’études » devient une ligne droite (ils ont tous le même niveau).
  • Statistiquement, une variable qui ne varie pas ne peut pas expliquer la variance d’une autre (la performance).

Tableau comparatif : évolution des estimations de 1998 à 2025

Méthode Schmidt & Hunter (1998) Sackett et al. (2022) Wingate et al. / 2025 Performance expliquée (r² — dernière estimation)
Entretien structuré 0,51 ~0,42* 0,42 ~18 %
Work sample 0,54 ~0,33 ~11 %
Test cognitif (GMA) 0,51 ~0,31 ~10 %
Assessment center 0,37–0,45 ~0,30–0,38 ~9–14 %
Conscienciosité (Big Five) 0,31 ~0,20 ~4 %
Entretien non structuré 0,38 ~0,20 0,19 ~4 %
Vérification de références 0,26 ~0,20 ~4 %
Graphologie ~0,02 ~0,02 ~0 %

* L’entretien structuré est le seul prédicteur dont la position relative s’améliore dans chaque révision successive.

Sources : Schmidt & Hunter (1998), Psychological Bulletin ; Sackett, Zhang, Berry & Lievens (2022), Journal of Applied Psychology ; Sackett et al. (2023), Industrial and Organizational Psychology ; Wingate et al. (2025), International Journal of Selection and Assessment.

Note de lecture : la colonne « Performance expliquée » indique la part de la réussite future que la méthode permet d’anticiper en moyenne. Le reste dépend de facteurs hors du contrôle du recruteur.


Ce que cela change pour les recruteurs

1. L’entretien structuré est votre meilleur investissement et la science le confirme à chaque révision. Standardiser les questions, former les intervieweurs, utiliser une grille de notation : ce sont ces détails opérationnels qui font la différence.

2. Ne surestimez plus les tests cognitifs. Ils restent valides, mais leur domination était statistiquement gonflée. Les méthodes contextualisées au poste leur tiennent aujourd’hui la dragée haute.

3. Sur l’IA, exigez des preuves. L’IA en recrutement est un marché qui avance plus vite que la recherche. Avant d’adopter un outil, demandez sa validation scientifique indépendante, ses résultats d’audit biais, et la transparence sur ses données d’entraînement.

4. Méfiez-vous des outils populaires sans validation. Le MBTI, la graphologie (r ≈ 0,02), et les entretiens non structurés restent très répandus. La popularité d’une méthode n’est pas un indicateur de sa validité.

5. La combinaison reste la stratégie optimale. Aucun outil seul n’explique plus de 18 % de la performance future. Croiser un entretien structuré avec une mise en situation ciblée demeure le duo le plus robuste disponible.


Conclusion

La science du recrutement avance et c’est une bonne nouvelle pour les praticiens. Chaque révision affine notre compréhension de ce qui fonctionne réellement, et invite à l’humilité sur les certitudes héritées.

En 2026, le message est clair : l’entretien structuré de qualité reste l’outil central. L’IA peut accompagner le processus, à condition d’être utilisée pour ce qu’elle sait faire, structurer, administrer, tracer, et non comme un oracle prédictif autonome. Et quelle que soit la méthode choisie, le recrutement restera toujours un pari éclairé, jamais une certitude.


Références principales :

Schmidt, F. L., & Hunter, J. E. (1998). The validity and utility of selection methods in personnel psychology. Psychological Bulletin, 124(2), 262–274.

Sackett, P. R., Zhang, C., Berry, C. M., & Lievens, F. (2022). Revisiting meta-analytic estimates of validity in personnel selection: Addressing systematic overcorrection for restriction of range. Journal of Applied Psychology, 107(11), 2040–2068.

Sackett, P. R., Zhang, C., Berry, C. M., & Lievens, F. (2023). Revisiting the design of selection systems in light of new findings regarding the validity of widely used predictors. Industrial and Organizational Psychology, 16(3), 283–300.

Wingate, T. G., et al. (2025). Evaluating interview criterion-related validity for distinct constructs: A meta-analysis. International Journal of Selection and Assessment, 33, e12494.

Shakeri, I., & Lievens, F. (2025). A head-to-head comparison of situational judgment tests and assessment centers for measuring and predicting the same performance dimensions. International Journal of Selection and Assessment, 33(1).

Barrick, M. R., & Mount, M. K. (1991). The Big Five personality dimensions and job performance. Personnel Psychology, 44(1), 1–26.

Blacksmith, N., Willford, J. C., & Behrend, T. S. (2016). Technology in the employment interview. Personnel Assessment and Decisions, 2(1).

Neter, E., & Ben-Shakhar, G. (1989). The predictive validity of graphological inferences: A meta-analytic approach. Personality and Individual Differences, 10(7), 737–745.

King, R. N., & Koehler, D. J. (2000). Illusory correlations in graphological inference. Journal of Experimental Psychology: Applied, 6(4), 336–348.

Sheard, L. (2025). Algorithm-facilitated discrimination: a socio-legal study of the use by employers of artificial intelligence hiring systems. Journal of Law and Society.

Note de transparence : ce texte est le fruit d’une collaboration entre l’expertise métier de l’auteur et la puissance de synthèse de Claude et Gemini.

Le schéma des études possibles après le Bac (d’après l’Onisep)

Voilà un schéma simplifié fort utile pour se repérer dans les diverses études accessibles après le Bac. Il a été mis à jour par l’Onisep fin 2024.

Certes l’approche reste très macroscopique, mais elle a le mérite d’offrir en un regard une image pertinente des opportunités qui s’offrent au(à la) futur(e) bachelier(e).
Merci l’Onisep pour ce beau travail, que vous pourrez télécharger ici dans sa version complète. La page originale est consultable ici.

Enfin des classements pertinents de prépas et d’écoles !

Si vous aussi vous êtes perdus face aux innombrables classements d’écoles d’ingénieurs, de commerce, ou de prépas, que l’on peut trouver un peu partout, voici DAUR, « une plateforme d’orientation comparative pour l’éducation supérieure en France basée sur des critères pertinents ».

Je trouve qu’il s’agit là d’une excellente idée et d’un outil quasi indispensable au moment de décider de son orientation à venir. Bravo !

Quel avenir pour le télétravail ?

                                    Le télétravail, accéléré par la pandémie de Covid-19, a complètement redessiné notre rapport à l’emploi et notre façon de travailler. Si les confinements ont imposé cette pratique à de nombreuses entreprises, le télétravail partiel ou même total s’est maintenu et est devenu la norme pour de nombreuses entreprises. l’Insee, confirme cette progression avec 47% des entreprises françaises qui ont intégré en 2023 une part de télétravail dans leur mode de fonctionnement (1). Ce taux ayant même doublé depuis la période d’avant Covid ce qui traduit bien une évolution du monde du travail. Selon statista, 36% des salariés français font du télétravail au moins une fois par semaine en 2024 (2).  Malgré tout, il reste toujours inégal en fonction des métiers et de leur possibilité à pouvoir le faire. On constate ainsi que 75% des cadres ont déjà télétravaillé, contre 17% des employés et seulement 4% des ouvriers. De même, la taille de l’entreprise est aussi un facteur déterminant puisque 38% des salariés des entreprises de 50 à 99 employés pratiquent du télétravail contre 62% pour les entreprises de plus 500 salariés (3).

Cette révolution du monde du travail a été plébiscitée et on y a vu de nombreux avantages telle qu’une meilleure conciliation vie professionnelle/vie privée, une baisse du taux d’absentéisme, une réduction des coûts de fonctionnements (chauffage des locaux, diminution des espaces de bureaux, restauration…), une baisse du stress dû aux transports et même un intérêt écologique. En effet, selon l’ADEME, un jour de télétravail hebdomadaire représente une économie de 271 kilos de CO2 par an (1).

Pourtant, des grandes entreprises telles qu’Amazon font machine arrière. C’est le 16 septembre 2024 que le PDG d’Amazon, Andy Jassy, a annoncé l’arrêt total du télétravail et donc le retour à temps plein au bureau à partir du 2 janvier 2025. L’explication : « mieux préparés à inventer, à collaborer et à être suffisamment connectés les uns aux autres » (4).

En 2023, les échos dans un article du 24 mai citaient déjà les intentions de certains géants américains de mettre un terme au travail à distance. Ainsi, “Bob Iger, patron de Disney, a formellement demandé aux salariés de renoncer au télétravail’’ et Elon Musk, patron de Tesla, avait déclaré que “le télétravail était possible à la condition de passer au minimum 40 heures par semaine dans les locaux… avant de « nuancer » sa position et de réserver le télétravail aux seuls salariés « exceptionnels ».”(5)

Selon une étude d’OpinionWay, 82% des salariés en France ont reçu des encouragements ou des directives pour revenir au bureau. Les deux principales raisons évoquées sont la crainte d’une perte de culture d’entreprise, mais aussi la productivité.

En parallèle de cela, Pierre Lamblin, directeur des études de l’APEC (Association Pour l’Emploi des Cadres) confirme que pour les cadres le télétravail est considéré comme un acquis. L’abandonner serait donc un risque et un cadre sur deux menacerait même de démissionner s’il venait à être supprimé (6). De même, Prithwiraj Choudhury, professeur à la Harvard Business School et spécialiste du travail à distance et de ses effets sur la productivité, est convaincu que « Le monde n’est pas prêt à revenir en 2019. » (4)

Le télétravail n’est pas une solution universelle mais s’est très vite imposé dans nos vies face à une situation inédite pour devenir rapidement un atout majeur dans nos qualités de vie et notre relation au travail. Chaque entreprise doit trouver le modèle qui lui convient le mieux en fonction de sa culture, de ses activités et des attentes de ses salariés. Il est probable que nous devions assister à une coexistence de différents modèles de travail où chacun va devoir trouver son équilibre. 

 

Source :

  1. https://www.droit-travail-france.fr/teletravail-en-france—bilan-2023-et-perspectives-d-avenir-pour-les-entreprises_ad2053.html
  2. https://fr.statista.com/statistiques/1147656/taux-teletravail-france/
  3.  https://www.helloworkplace.fr/chiffres-teletravail-france-2024/
  4. https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/amazon-enterre-le-teletravail-on-peut-sattendre-a-voir-partir-les-employes-les-plus-performants-4HQUGNYLHRC6XIWOYUJKBNJA2A/
  5. https://start.lesechos.fr/travailler-mieux/flexibilite-au-travail/teletravail-les-patrons-sont-ils-en-train-de-revenir-en-arriere-1945931
  6. https://www.europe1.fr/economie/4-ans-apres-le-covid-et-la-generalisation-du-teletravail-de-plus-en-plus-dentreprises-font-machine-arriere-4268188

Quel métier est fait pour moi ?

Vous vous demandez quel métier est fait pour vous ?

Certains savent ce qu’ils veulent faire depuis leur plus jeune âge, quelle chance ! Mais beaucoup d’entre nous se posent la question tout au long des études, voire de leurs vies. Les doutes sont légitimes, mais sachez que de nombreux outils sont à votre disposition pour vous aider à y voir plus clair.

Pour y réfléchir, de nombreux sites proposent des quiz gratuits. Toutefois, il semble plus pertinent de se tourner vers des plateformes spécialisées et reconnues. Celle de l’Onisep, par exemple, vous propose des pistes de réflexion à partir de 24 questions portant sur votre personnalité, vos aptitudes, vos centres d’intérêt et vos envies.

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Vous trouverez également 7 tests différents sur l’étudiant.fr qui vous permettront de vous faire une idée plus précise des études qui pourraient être faites pour vous ou encore de vous orienter vers des métiers en fonction de votre personnalité.

Prêt à tenter l’expérience ? C’est par ici

Les quiz en ligne, comme ceux proposés par l’Onisep et l’étudiant.fr, sont un excellent point de départ pour explorer vos centres d’intérêt et vos compétences. N’hésitez pas à les essayer et à compléter cette démarche en discutant avec des conseillers d’orientation ou en rencontrant des professionnels du secteur qui vous intéresse. Votre avenir professionnel est entre vos mains, alors saisissez toutes les opportunités pour le construire !

 

 

Les « Tracances », un nouveau phénomène pour travailler les pieds dans l’eau et prolonger un peu ses vacances.

Depuis le Covid-19, un nouveau phénomène est apparu dans nos vies avec un nom un peu bizarre : les « tracances » (contraction des mots “travail” et “vacances”) ou encore coworkation (contraction de “coworking” et “vacation”). L’idée n’est pas, bien sûr, de travailler pendant ses vacances, mais plutôt de télétravailler depuis son lieu de vacances avant ou après ses congés. Ainsi on pourrait, par exemple, partir une semaine en avance au soleil et travailler avec vue sur la piscine permettant de profiter de moments privilégiés en famille dès que l’on se déconnecte. Cela permettrait aussi de prolonger un peu ses moments loin de sa routine quotidienne.

L’idée est séduisante mais ce système a aussi des limites. En effet seules les personnes pouvant télétravailler peuvent en profiter, c’est donc à majorité les cadres. D’autant plus que ce sont eux qui ont le plus les moyens de partir. Cela intéresserait aussi les “digital nomads” qui, selon une étude Levels.io, représenteraient 1 milliard de personnes en 2035.

Malgré tout, ce nouveau concept n’est pas encore entré dans les mœurs et selon une étude VVF et VVF ingénierie 2023, 56 % des actifs déclarent que cela n’est pas pratiqué dans leur entreprise. Parmi les personnes interrogées, 37 % ne savent pas si elle le propose à ses salariés. Ainsi, seuls 7% des salariés y ont réellement accès et seulement 3% en bénéficient. 

Le phénomène prend pourtant de l’ampleur et selon une étude d’IWG menée en France, en juin, auprès de 2 000 salariés, 31% des employés interrogés prévoient de prolonger leurs séjours sur les lieux de vacances en y travaillant à distance cet été. Cela concerne en majorité les jeunes avec 54% des 18/24 ans et 45% des 25/34 ans. Cette étude montre également que ce sont principalement des Franciliens (37%) qui souhaitent profiter de ce système avec plus de 6 points que la moyenne nationale. 

La possibilité de « tracances » dans les entreprises serait ainsi un moyen de fidéliser ses salariés et d’attirer de nouveaux collaborateurs c’est pourquoi certains groupes commencent à le proposer à leurs salariés. Selon un article de 20minutes.fr, le club automobile Roole autorise une semaine de télétravail accolée aux vacances, même s’ils partent à l’étranger, à condition qu’il n’y ait que 2 heures maximum de décalage horaire. Une pratique qui est devenue fréquente chez eux, surtout au mois d’août. De même, Europe 1 confirme cet engouement des sociétés pour les « tracances » dans son article du 6 juillet 2023 où le média précise que cette flexibilité devient tout aussi importante que la rémunération. Ainsi, dans la même lignée, il indique que Capgemini a mis en place la possibilité du télétravail depuis l’étranger et que 400 salariés (parmi les 35 000 de la société) l’on déjà testé.

Les avantages semblent donc assez nombreux, outre, partir plus longtemps avec sa famille, c’est aussi se déconnecter complètement une fois l’ordinateur fermé et profiter pleinement d’une baignade à la plage. C’est aussi une bonne manière de se ressourcer. Ce système très novateur peut-être déstabilisant pour certains et selon l’étude de VVF et VVF ingénierie 2023, la frontière entre travail et vacances devient plus floue alors que 76% des Français déclarent penser au travail même pendant les vacances.  De même, 53% des personnes interrogées ne sont pas prêtes à passer le pas et déclarent avoir besoin d’un environnement de travail plus classique pour être efficaces. A noter que 17% sont pour les « tracances » et 30% aimeraient essayer avant de se prononcer.

Depuis le Covid, le monde du travail ne cesse de se réinventer et ce nouveau concept n’est qu’à ses prémices. Avec quelques ajustements, il pourrait devenir aussi incontournable que le télétravail dans les années à venir.  

Connaissez-vous l’étendue totale de votre réseau LinkedIn ?

Selon la théorie des 6 degrés de séparation, n’importe quel humain sur Terre est relié à un autre par une courte chaîne de 6 relations. Du coup, en tant que cabinet de recrutement, nous nous sommes demandés chez Peoplexpert si notre réseau LinkedIn était suffisamment étendu pour nous permettre de toucher un nombre significatif de profils actifs, ou s’il nous restait encore beaucoup de chemin à parcourir. Nous avons donc cherché à connaître le nombre exact de personnes faisant partie de notre réseau. Nous entendons par là nos relations de rang 1, mais aussi celles de rang 2 et de rang 3.

Je m’y suis essayé avec mon propre réseau. Si j’ai évidemment pu très facilement connaitre le nombre de mes relations de rang 1, il m’a fallu chercher un peu plus pour obtenir les autres. Au final la manipulation est certes simple, mais encore faut-il la connaître. Je vous l’explique donc dans cet article.

Tout d’abord, il faut se rendre sur la page « Réseau », en cliquant sur l’icône du même nom en haut de votre page d’accueil.

Vous obtenez le nombre de vos relations de rang 1 (1879 pour moi), mais pour l’instant cela s’arrête là.

Ensuite, il faut cliquer sur la ligne « Relations ».

 

 

 

 

 

 

Puis, sur « Chercher avec des filtres ».

Plusieurs menus déroulants apparaissent alors, dont celui qui nous intéresse, « Relations », sur lequel il faut cliquer.

Il devient alors possible d’ajouter au calcul précédent les relations de rang 2 et de rang 3, en cochant les deux cases.

A cette étape, LinkedIn nous donne le nombre total de personnes présentent dans notre réseau au niveau mondial (873 000 000 pour moi).

Pour se focaliser sur une zone géographique précise, il suffit de se rendre dans le menu déroulant « Lieux ».

J’ai opté pour la France.

Et voilà, je connais maintenant l’étendue totale de mon réseau LinkedIn au niveau mondial (873 000 000 personnes) et au niveau national (22 900 000 personnes).

Reste à savoir dans quelle mesure ces chiffres sont fiables (LinkedIn précise très clairement qu’il ne s’agit là que d’une approximation avec le mot « environ »), et à les comparer avec le nombre global de profils présents sur le site pour savoir si notre réseau est significatif, mais ça c’est une autre histoire.

Le schéma des études après le Bac 2022 (d’après l’Onisep)

Voilà un schéma simplifié fort utile pour se repérer dans les diverses études accessibles après le Bac.

Certes l’approche reste très macroscopique, mais elle a le mérite d’offrir en un regard une image pertinente des opportunités qui s’offrent au futur(e)e bachelier(e).
Merci l’Onisep donc, pour ce beau travail, que vous pourrez télécharger ici.

Découvrez le classement des écoles de commerce 2023 (Le Figaro.fr – Etudiant)

Dans la nouvelle édition du palmarès du Figaro, l’excellence académique, le rayonnement à l’international et l’emploi des diplômés sont pris en compte.

Il y a des choses qui ne changent pas. Cette année, les trois marches du podium sont toujours occupées par HEC, l’Essec et ESCP au classement des écoles de commerce 2023 du Figaro. Mais il y a du changement concernant les deux écoles qui complètent le top 5: l’Edhec rend sa 4e place à l’EM Lyon. Depuis deux ans, l’institution avait été rétrogradée à la 5e position du palmarès. D’ailleurs, son grade de master n’était plus attribué que pour trois ans au lieu de cinq. Depuis l’arrivée d’Isabelle Huault, ancienne présidente de l’université Paris-Dauphine, à la tête de l’établissement, l’école a pris une bonne direction, notamment en matière de recherche. Un effort que Le Figaro salue cette année.

Palmarès des meilleures écoles de commerce 2023 :
#1    HEC – 18,6/20
#2    Essec – 17,9/20
#3    ESCP – 17,8/20
#4    EM Lyon – 16,9/20
#5    Edhec – 16,5/20
#6    Skema – 16,1/20
#6    Neoma – 16,1/20
#8    Grenoble EM – 15,8/20
#8    Kedge – 15,8/20
#8    Iéseg – 15,8/20
#11  Audencia – 15,7/20
#12  TBS Education – 15,6/20
#13  Montpellier BS – 15,5/20
#14  ICN – 15/20
#14  EM Strasbourg – 15/20
#16  Excelia – 14,9/20
#17  Rennes SB – 14,7/20
#18  Burgundy SB – 14,6/20
#18  EM Normandie – 14,6/20
#20  Essca – 14,5/20
#20  EMLV – 14,5/20
#20  Institut Mines-Télécom BS – 14,5/20
#20  ISC – 14,5/20
#24  Paris School of Business – 14/20
#25  Inseec Grande Ecole – 13,7/20
#25  ESC Clermont – 13,7/20
#25  EDC – 13,7/20
#28  ESCE – 13,5/20
#29  ISG – 13,2/20
#30  Ipag – 13,1/20
#30  Esdes – 13,1/20
#32  ICD Business School – 13/20
#33  South Champagne BS – 12,9/20
#34  EBS – 12,8/20
#34  Idrac – 12,8/20
#36  Istec – 12,6/20
#37  Brest BS – 12,1/20
N.C.  ESC Pau

Méthodologie du classement
Le Figaro a adressé un questionnaire aux 38 écoles de commerce conférant le grade de master pour leur programme grande école. Les écoles ont été évaluées sur leur excellence académique, leur rayonnement international et l’emploi de leurs diplômés. Les notes affichées sont sur 20.

Excellence académique
Nous avons pris en compte : la durée du grade de master, la présence d’enseignants de très haut niveau, le taux d’encadrement et la recherche de l’école, à travers les publications de ses enseignants-chercheurs ainsi que ses performances au classement de Shanghai.

International
Nous avons recensé le taux d’enseignants-chercheurs diplômés à l’étranger et la part de diplômés étrangers. Nous avons aussi évalué la mobilité internationale des étudiants, en comptant le nombre de pays accessibles en échange ainsi que les étudiants en double diplôme avec une université accréditée.

Relations avec les entreprises
Nous avons pris en compte : les salaires à la sortie d’école, la réputation des écoles auprès des employeurs, le chiffre d’affaires de la junior-entreprise, la présence sur les réseaux professionnels (LinkedIn) et le nombre d’anciens de l’école lauréats du Choiseul 200.

(lien vers l’article original)

« La grande démission » : podcast France Inter

Voici un lien vers un podcast bien sympathique de la radio France Inter, où le sujet traité est « la grande démission » :
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/zoom-zoom-zen/zoom-zoom-zen-du-mardi-30-aout-2022-2767742

Résumé :
Encouragées par l’embellie économique, 520 000 personnes ont décidé de démissionner en France au premier trimestre 2022.
Les Français semblent vouloir donner de plus en plus de sens à leur travail après la crise du Covid.

Intervenant :
Tristan Dupas-Amory, chercheur associé au Centre d’études et de recherches sociologiques (ESCP)