
Hier soir l’association « A compétence égale » a fêté ses dix ans d’existence et de nombreux cabinets de recrutement membres étaient présents pour l’occasion. La soirée fut très réussie, avec notamment de belles interventions de Sébastien Bompard (Président) et de Stéphanie Denis-Lecerf (Vice-Présidente), la projection d’un court métrage touchant (« coming in » produit par Claire Beffa), et un dernier discours de Claire Chevrier (Professeur des universités). Gilles Vervisch, philosophe résolument moderne, y a fait une prestation remarquée.
« Je suis pour le droit à l’indifférence »
Je ne sais pas quel fut votre rapport à la philosophie durant vos études mais de mon côté il m’est difficile de dire que mes professeurs étaient captivants. Soyons transparent, c’était même clairement le contraire. Les cours étaient souvent mous, bourrés de références complexes quasiment indécryptables, le tout se faisant dans une ambiance qui ne donnait franchement pas envie d’y revenir. Hier soir lors de son intervention sur le thème de la diversité Gilles Vervisch a montré une facette totalement différente de cette science. A l’image d’un comédien de stand-up il a multiplié les traits d’humour tout en déroulant un argumentaire à la fois ludique et passionnant. Bien sûr tout ceci s’est malgré tout fait dans une certaine mesure, cela reste tout de même un exposé philosophique, mais le lien avec ce type de spectacle fut réel.
Sa conclusion fut à l’image de son intervention, décalée en apparence mais riche de sens pour ceux qui auront pu suivre son raisonnement (c’est à dire quasiment toute l’assemblée tant celui-ci était accessible) : « Je suis pour le droit à l’indifférence ». Je n’en dit pas plus car je ne veux pas dénaturer ses propos.